Le 18 septembre 2002

La volaille à chair fine prend des plumes

Par Josée Sauvé


Les petites cailles et les canetons se disputent la chaleur de la lampe dans la ?maternité? à la Ferme Ô Saule de Glen Robertson.

Agri-Tour, événement annuel durant lequel une douzaine d’agriculteurs de l’Est de l’Ontario ouvrent leur porte, partagent leur expérience et offrent leurs produits aux intéressés, était de retour cette année. Parmi les fermes participantes, il y avait celle de Sylvie Godin, la Ferme Ô Saule de Glen Robertson.

Le succès couronne aujourd’hui les efforts de Sylvie Godin, propriétaire de la Ferme Ô Saule, après des années de travail acharné. Une visite à cette ferme de volailles à chair fine est un plaisir pour les participants d’Agri-Tour qui s’est déroulé les fins de semaine du 7 et 8 septembre et du 14 et 15 septembre 2002.

Cette visite a débuté par un accueil chaleureux de la propriétaire de l’entreprise, qui était entourée d’amies et d’enfants enjoués. Sylvie Godin a ensuite guidé une tournée de la grange convertie en poulailler; une tournée durant laquelle elle était accompagnée de ses amies et enfants.

Son élevage se limite pour l’instant au poulet, au dindon domestique, au dindon sauvage, à la caille, à la perdrix, au faisan et au canard.

En tout, la Ferme Ô Saule élève plus de 5000 oiseaux par année. Le point de départ de la production se trouve dans le sous-sol de la maison, où les oisillons sont incubés à une température moyenne.

Une fois éclos, les petits sont transférés à la ?maternité?. Ce coin du poulailler est meublé de contenants de plastique revêtus d’un mince tissu faisant office de grillage où les petits se bousculent pour se réchauffer sous les lampes rouges.

La distribution de l’eau et de la moulée destinées aux oiseaux est ?patentée? de façon à limiter l’effort quotidien de la propriétaire. «J’ai tout organisé dans mon poulailler toute seule», dit fièrement Mme Godin. «Ce n’est peut-être pas la façon dont quelqu’un d’autre l’aurait fait, mais c’est fonctionnel et ça m’évite des heures de travail supplémentaires », ajoute-t-elle. En effet, les oiseaux doivent être surveillés de près. Comme c’est le cas dans la majorité des productions agricoles, Sylvie Godin se rend au poulailler tous les matins et tous les soirs, question de s’assurer que rien ne cloche.

Après plusieurs semaines d’engraissement, cette belle volaille passe à l’abattage. Certains y vont avant d’autres. Une fois que la volaille arrive à son poids voulu, tout excédent devient de la graisse, ce que la majorité des clients n’apprécient guère.

Les cailles se font abattre à huit semaines tandis que les canards, eux, atteignent leur poids idéal pour la consommation à leur 20e semaine de vie.
Sylvie Godin se spécialise également dans les produits de volaille. Elle vend des ?ufs de caille marinés, des cuisses de poulet, des petits plats et des recettes. Elle vend aussi des petits poussins d’un jour.

Pour ce qui est de ses produits, en se fiant aux échos que reçoit la propriétaire, sa clientèle s’en régale. La volaille à chair fine de la Ferme Ô Saule se retrouve dans les cuisines des fines bouches de Montréal à Ottawa, livrée des mains de la propriétaire tous les jeudis, un service fort apprécié.

C’était d’ailleurs l’avis des autres visiteurs lors de la visite d’Agricom. Ceux-ci ont profité de la tournée Agri-Tour pour s’enquérir des autres volailles à vendre et pour commander leur dinde de Noël, qui sera livrée lorsqu’elle aura atteint son poids idéal.

Comme pour les 11 autres agriculteurs participant à Agri-Tour, les quatre jours de l’édition 2002 ont tenu Mme Godin très occupée. Aussitôt la tournée terminée, celle-ci a repris sa routine qui inclut veiller à la santé et à la sécurité de sa volaille.
La production de Mme Godin la tient très occupée durant toute la période d’élevage et ce jusqu’à ses vacances après le temps des Fêtes. Elle pourra alors refaire ses énergies pour la prochaine saison d’élevage qui reprend au mois de mars.

En abordant justement la question des Fêtes, Sylvie Godin recommande à ses clients de commander la volaille à chair fine désirée dès maintenant, que ce soit pour l’Action de grâces ou pour la période des Fêtes.

Étant donné que la demande augmente de jour en jour, elle ne voudrait pas décevoir personne. Pour commander toute volaille ou se prévaloir des différents produits qu’elle offre, il est possible de rejoindre Sylvie Godin au (613) 874-2362.
Josée Sauvé est correspondante régionale du Journal Agricom pour les comtés de Stormont-Dundas-Glengarry de l’Est ontarien.

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