Volume 37 Numéro 4 - Le 22 novembre 2019

Le MRNF demande l’aide de la population pour estimer le nombre de cochons sauvages


Les cochons échappés d’exploitations agricoles s’adaptent bien à la vie sauvage et présentent de grands dangers pour l’environnement naturel de l’Ontario. Photo : Ryan Brook, université de Saskatchewan

Par Agricom
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L’environnement naturel du Canada est affecté par des espèces envahissantes très diverses qui vont de petits champignons jusqu’à des poissons assez gros, mais peu ont un potentiel destructif aussi élevé que les cochons sauvages.

Les espèces envahissantes, comme le cochon sauvage, peuvent endommager des habitats et nuire aux espèces indigènes. S’en débarrasser peut être presque impossible lorsqu’elles se sont établies.

C’est pourquoi le Ministère des Richesses naturelles et des Forêts (MRNF) vous demande votre aide afin de quantifier une des espèces envahissantes les plus destructrices en Amérique du Nord.

Comprendre les dangers des cochons sauvages envahissants

Dans les années 1980, on a commencé à importer des sangliers eurasiens au Canada en tant que bétail exotique pour leur viande et autre. Certains se sont échappés dans la nature et ont commencé à endommager des récoltes et des habitats naturels dans tout le pays, surtout dans les provinces des prairies.

Mais, les sangliers eurasiens ne sont pas les seuls dans l’équation. Les cochons d’exploitation agricole échappés et devenus errants s’adaptent bien à la vie sauvage et peuvent avoir le même effet destructeur que leur cousin. Ils appartiennent à la même espèce (Sus scrofa) et peuvent facilement s’accoupler avec le sanglier eurasien. C’est pourquoi, en tant qu’espèce envahissante, on leur donne le nom de cochons sauvages.

Ils ont un haut taux de natalité, peu de prédateurs naturels, la capacité de se déplacer sur de grandes distances et de s’adapter à presque n’importe quel habitat. Une poignée d’animaux échappés a le potentiel de se multiplier de manière exponentielle.

Les cochons sauvages mangent à peu près n’importe quoi et peuvent être heureux dans presque n’importe quel climat. Leur vie nocturne et leur comportement timide les rendent difficiles à repérer.

Souvent leur présence n’est révélée que par les dommages qu’ils ont causés.

Dans leur recherche de nourriture, ils détruisent les récoltes et les pâturages, causant de lourds dommages en zone agricole. Ils endommagent également des écosystèmes fragiles en creusant pour se nourrir de plantes, de reptiles et d’amphibiens.

« Nous remercions les personnes qui ont déjà signalé ces animaux, de la rivière des Français, jusqu’au lac Érié, en passant par la vallée de l’Outaouais, » a dit Erin Koen, scientifique du Ministère des Richesses naturelles et des Forêts. « Nous demandons à quiconque voit un cochon sauvage de nous informer. Quand les cochons sauvages s’établissent sur un territoire, il devient presque impossible de les éliminer. »

Comment signaler l’observation d’un cochon sauvage

Il est encore temps de gérer ce problème dans cette province. C’est pourquoi le personnel du MRNF demande aux Ontarien(ne)s de signaler l’observation de tout cochon vu en liberté.

Ces signalements aideront le Ministère à rassembler des données sur les lieux où se trouvent les cochons sauvages dans la province, leur nombre et leur comportement. Ceci aidera à décider des mesures qui fonctionneront le mieux. 

La population peut signaler l’observation de cochons sauvages au MRNF par l’intermédiaire de la page Web de signalement des cochons sauvages de iNaturalist (www.inaturalist.org/projects/ontario-wild-pig-reporting ; en anglais seulement) ou par courriel [email protected].

Pour en apprendre davantage au sujet du signalement de cochons sauvages en Ontario, rendez-vous à l’adresse https://www.ontario.ca/fr/page/signaler-les-cochons-sauvages-en-ontario.

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