Volume 29 Numéro 13 Le 2 mars 2012

Les jeux sont-ils faits ?


Par Isabelle Lessard, journaliste
redaction@journalagricom.ca


Le débat entourant le partage des revenus des machines à sous des hippodromes de l’Ontario s’est envenimé au cours des dernières semaines. Le ministre des Finances Dwight Duncan semble en faveur de la réévaluation du programme de partage des revenus des machines à sous.

Depuis le dernier article rédigé par l’Agricom, un courriel du ministre Duncan a envenimé la discussion et mis le feu aux poudres de l’Ontario Horse Racing Industry Association (OHRIA).

Dans le courrier électronique envoyé à un quotidien de Windsor le 7 mars, le ministre défend la recommandation du rapport Drummond et explique que depuis 1998, l’industrie équestre a reçu un support financier de 3,4 milliards $ du gouvernement provincial. Il s’agit selon ses dires d’un montant 10 fois plus élevé que ce que reçoivent les industries des chevaux de course de l’Alberta, de la Colombie-Britannique et du Manitoba.

Or, les industries de ces provinces recevraient une plus grande part du gâteau que l’Ontario, selon l’OHRIA. L’Alberta retirerait 67 % des revenus générés par les machines à sous, tandis que le Manitoba en conserverait la totalité des revenus (100 %), comparativement à 20 % pour l’Ontario.

Les revenus des loteries installées dans les hippodromes étant moins importants, il est vrai que l’industrie des courses de chevaux retire moins d’argent, mais leur part du gâteau est considérablement plus élevée selon l’OHRIA.

Agricom vous apprenait dans son édition du 2 mars que le gouvernement pourrait cesser de partager ses revenus tirés des machines à sous disposés dans les différents hippodromes ontariens s’il mettait en application les recommandations de Don Drummond, ancien économiste en chef de la Banque TD. Celui-ci suggère de revoir le partage des revenus des  machines à sous.

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