Volume 26 Numéro 17 Le 6 mai 2009

Maurice Chauvin, nouvel administrateur de l’UCFO dans le Sud-Ouest


L’Union des cultivateurs franco-ontariens a le plaisir d’annoncer qu’un agriculteur de Pointe-aux-Roches, fils de Robert Chauvin, a accepté de succéder à son père à titre d’administrateur pour le Sud-Ouest de l’Ontario.

L’homme de 37 ans, participe aux opérations de la ferme de grandes cultures de la famille Chauvin de Pointe-aux-Roches. Quand il n’est pas occupé aux opérations intenses de semis et de récolte, il exerce le métier d’électricien de chantier.

Voici une série de questions-réponses auxquelles M. Chauvin a bien voulu se soumettre pour le faire mieux connaître des lecteurs d’Agricom:

Agricom : Qu’est-ce qui vous a motivé à vous impliquer sur la ferme paternelle?
Maurice Chauvin
: La ferme des Chauvin a commencé en 1827, il y a cinq générations. Avoir pris connaissance de l’histoire de mes ancêtres, de tout le travail et des sacrifices qu’ils ont fait pour assurer la relève des générations sur la terre ancestrale, c’était impossible de ne pas vouloir être la sixième génération sur la ferme.
La vie sur une ferme n’est pas comme aucune autre carrière, il faut faire plusieurs sacrifices et se fier au Seigneur pour les résultats. Ce n’est pas un travail quand on aime beaucoup ce qu’on fait et c’est pour cette raison que j’en suis la 6ième génération.

A : Quelle est votre implication sur la ferme?
MC
: Mon père n’aime pas admettre qu’il vieillit, mais il le ressent à tous les jours. Il y a quelques années que je travaille la terre avec mon père et maintenant, c’est le temps qu’il commence à prendre cela un peu plus relaxe.

Je gère les Fermes Chauvin Farms Ltd. Mon père et moi, nous avons changé de rôle. Je prends en main la plupart des travaux et c’est lui qui m’aide. Mon père travaille toujours avec moi, et mon fils Shawn de 16 ans m’aide aussi beaucoup. Il ne faut pas oublier ma mère Hélène, qui prend soin de la comptabilité, a un rôle important.

Je ne crois pas que mon père va jamais arrêter de m’aider tant que sa santé lui permettra, car pour être cultivateur, il faut que ça te coule dans les veines. Et ça, on ne peut jamais arrêter. Je jouis du temps avec mon père et j’essaie d’absorber 71 années d’expérience, un peu à la fois.

A : Pouvez-vous décrire la Ferme Chauvin’
MC
: L’histoire de la Ferme Chauvin débute en 1827 et j’en suis la 6ième génération sur la terre des Chauvin. Au début des années ’60, mon père, Robert a pris la relève et augmenta considérablement le troupeau de vaches laitières.

En 1978, le quota et les vaches furent vendus pour poursuivre la culture des tomates de champ et aujourd’hui nous cultivons du blé d’automne, des fèves soya et du maïs sur environ 450 acres.

A : On nous a dit que vous exerciez un autre métier, quel est-il’
MC
: Je travaille aussi en construction commerciale et industrielle comme électricien. J’ai travaillé sur des projets tels que le Casino de Windsor, des usines d’auto, etc.

A : Comment conciliez-vous travail à l’extérieur et exigences de la ferme?
MC
: Je mets toujours le travail de ferme en priorité. Lors des saisons intenses comme les semences, c’est prioritaire et je prends le temps nécessaire pour les finir avant de retourner travailler à l’extérieur.

La même chose s’applique à la saison des récoltes. Le reste du travail de la ferme se fait les soirs et les fins de semaine. Je suis très chanceux que mon employeur est très compréhensible à ce point de vue et encore plus important que ma femme Cathy et ma famille m’appuient à 100%.

A : On nous a dit que vous étiez également impliqué avec la Caisse populaire de l’endroit.
MC
: Je suis secrétaire du Conseil d’administration de la Caisse populaire Pointe-aux-Roches-Tecumseh. C’est une nouvelle Caisse nouvellement fusionnée. C’était un grand projet avec de nombreuses réunions qui s’est finalement réalisé l’automne dernier.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *