Volume 31 Numéro 04 Le 11 octobre 2013

Ottawa attend un go pour surtaxer les importations américaines


Ottawa attend l’aval de l’Organisation mondiale du commerce pour imposer une surtaxe de rétorsion aux produits importés des États-Unis.

Isabelle Lessard

Par Isabelle Lessard
Rédactrice en chef
redaction@journalagricom.ca


Le Canada pourrait obtenir l’aval de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour imposer une surtaxe de rétorsion aux produits importés des États-Unis, si un nouveau comité lui donne raison. Un groupe spécial a été créé le 25 septembre pour étudier si les modifications apportées à la loi sur l’étiquetage du pays d’origine (COOL) contreviennent toujours aux obligations imposées par l’OMC.

Rappelons que le Canada proteste contre les nouvelles mesures d’étiquetage du pays d’origine imposées par le Farm Bill américain puisqu’elles « entravent davantage la capacité des producteurs de bovins et de porcins canadiens à soutenir librement la concurrence aux États-Unis ».

Les derniers changements apportés au programme américain auraient plutôt eu l’effet d’exacerber les producteurs canadiens.

« Nous défendons les producteurs et les transformateurs des deux côtés de la frontière en mettant sur pied un groupe spécial de la mise en conformité à l’OMC, continuons de demander aux États-Unis de respecter ses obligations en matière de commerce international et exigeons l’abolition de l’inscription obligatoire du pays d’origine », a indiqué le ministre du Commerce international, Ed Fast.

Composé des membres qui formaient initialement ce même groupe créé en 2009 et chargé d’étudier le même dossier, le groupe spécial aura pour rôle de déterminer si les mesures jugées contraires aux obligations imposées par l’OMC ont été rendues conformes.

Si le comité donne raison au Canada, ce dernier pourrait officiellement demander à l’OMC son accord pour imposer une surtaxe sur une liste de produits établie par le gouvernement canadien le 7 juin dernier. Cette liste comprend entre autres les viandes à base de porc et de bœuf, ainsi que les animaux vivants eux-mêmes, les plats cuisinés de volaille, les cerises, les pommes, les pommes de terre certains fromages, le riz, le sucre et le sirop d’érable, le glucose, le fructose, le chocolat, les pâtes alimentaires, les céréales soufflées, les pains et pâtisseries, le jus d’orange congelé, les sauces tomates et les vins, pour ne nommer que ceux-là.

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