Volume 38 Numéro 3 - Le 23 octobre 2020

« Qualité et quantité » sont au rendez-vous pour les pommes !


Photo : Roxanne Lormand


Par Julyen Renaud

La saison de l’autocueillette tire à sa fin et les pomiculteurs de l’Est ontarien se réjouissent de leurs récoltes. Bien que l’année 2020 ait apporté son lot de défis et de revirement de situation dans les lieux publics, la météo, elle, aura quand même été bonne pour les producteurs de pommes.

« C’est l’une de ces années où l’on a à la fois qualité et quantité, affirme Paul Doran, propriétaire du Verger des Pins à Bourget. C’était une énorme récolte ! »

L’autocueillette aura duré six semaines chez lui. Du début du mois de septembre jusqu’à la deuxième semaine d’octobre, les 25 acres de M. Doran ont accueilli de nombreux visiteurs.

Paul Doran, propriétaire du Verger des Pins à Bourget. Photo : Archives Agricom

Selon lui, si la chaleur et la sécheresse du mois de juillet laissaient présager le pire, les pluies du mois d’août ont heureusement sauvé la donne. Les pommiers sont à la merci de ce que M. Doran appelle les « caprices de la nature » et la récolte tient parfois sur l’espoir d’une météo favorable à une bonne production.

Pour Manon et Alain Cléroux, du Domaine Cléroux à Casselman, la saison abonde dans le même sens. En plus de bénéficier des pluies du mois d’août, ces derniers s’estiment chanceux que leurs arbres fruitiers aient échappé à la grêle.

Les conditions météorologiques étaient sans aucun doute réunies pour connaitre une bonne saison. Toutefois, au Domaine Cléroux, on insiste pour dire que cette raison ne saurait expliquer à elle seule leur impressionnante récolte. « [Cultiver des pommes], ce n’est pas de la magie. Il faut y mettre du cœur et de l’âme ! » soutiennent les propriétaires.

Manon Cléroux, copropriétaire du Domaine Cléroux à Casselman. Photo : Archives Agricom

L’autocueillette en 2020

Cette année, malgré la pandémie qui sévit, les cueilleurs étaient au rendez-vous dans les vergers.

Chez les Cléroux, on prévoyait déjà une hausse du nombre de visiteurs. « On avait prévu doubler l’achalandage de l’an dernier. On l’a triplé. »

De son côté, M. Doran estime que près de 90 % de ceux qui ont visité le Verger des Pins cette année y mettaient les pieds pour la première fois. Ces derniers auraient découvert sa propriété sur Internet.

À ses yeux, malgré qu’il ait accueilli un nombre important de cueilleurs, les mesures de distanciation sociale étaient faciles à respecter, compte tenu de la vaste superficie de son verger.

Autant au Verger des Pins qu’au Domaine Cléroux, tout s’est bien déroulé et les visiteurs ont respecté les consignes sanitaires mises en place. Pour Manon Cléroux, cela allait de soi : « Les gens sont au courant que la COVID-19 existe. Ils suivent les consignes. »

Comment les pomiculteurs expliquent-ils cet engouement pour l’autocueillette ? « Les gens voulaient sortir ! », répond tout simplement Manon Cléroux lorsqu’on lui pose la question. Elle ajoute que « les gens ont beaucoup encouragé l’achat local [depuis le début de la pandémie] ».

Finalement, Paul Doran reconnait aussi que la COVID-19 a créé un intérêt chez les consommateurs pour les produits locaux. Toutefois, cela n’expliquerait pas tout. À son avis, ceux qui ont visité son verger se cherchaient probablement une « sortie sécuritaire » et quoi de mieux qu’être en plein air.

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