Le 3 mars 2005

Quand il s’agit d’économiser du temps’ une fois vaut mieux que douze!

Par Chantal Quirion


Les inventions naissent souvent d’un besoin allié au génie et à la créativité de personnes capables de les percevoir et de les réaliser. La nouvelle emballeuse de petites balles de foin qui sera en démonstration lors de la foire agricole de printemps à Embrun en est un bel exemple.

Il s’agit du premier prototype réalisé au Canada et l’un des rares au monde à pouvoir effectuer cette tâche. C’est à Denis Pommainville, président des Comtés unis, maire de la municipalité de La Nation ainsi que producteur de grandes cultures, que l’on en doit l’idée. « Je voulais trouver le moyen de faciliter la commercialisation et le transport des petites balles de foin, dit-il. La demande pour les petites balles est en pleine recrudescence. Il y a un bon marché aux États-Unis et les propriétaires de chevaux en représentent un autre tout aussi bon. » La manutention associée à cette production était un obstacle puisqu’elle exigeait la participation de huit à dix personnes par jour ce qui en raison de la rareté de la main-d’oeuvre agricole rendait le processus encore plus complexe.

L’idée allait cheminer et se concrétiser grâce à l’apport de Jean Dumontier, propriétaire du Musée Chez l’Ancien de Casselman ainsi que des frères Gilles et Sylvain Desnoyer de GDS Hydraulic d’Embrun qui ont conçu et réalisé le prototype que voilà. Cette machine qui ne porte pas encore de nom permet de compresser et d’emballer douze petites balles de foin en un cube compact qui pèse environ six cents livres. Une fois emballé d’un filet ou de matière plastique, le cube est déposé sur le sol où il peut rester à sécher quelques jours.

Il ne reste qu’à le charger à l’aide de fourches conventionnelles installées au tracteur, faute de quoi, un pic peut faire l’affaire. Dans la version semi-automatique, une personne charge les balles entre les presses alors qu’en intégrant une unité intermédiaire, aucune main-d’oeuvre n’est requise. Pour le consommateur qui n’a pas de machinerie, le cube comporte le grand avantage de permettre un approvisionnement balle par balle.

Pour la première année, cette machine sera fabriquée sur commande, lesquelles pourront se faire auprès de l’agent autorisé, Paul Bourbonnais de Bourbonnais Équipements de Sarsfield. On estime à deux mois le délai entre la commande et la livraison. Le coût de la version semi-automatique devrait se chiffrer aux alentours de 30 000 à 35 000 dollars alors que la version automatique sera disponible pour environ 55 000 dollars.

Lors du premier essai avec la version semi-automatique, aucun temps d’arrêt n’a été nécessaire et il n’a fallu que quarante-cinq minutes pour fabriquer quinze cubes et à peine quinze minutes pour les charger. Toute une performance s’accorde à dire cette équipe.

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