Volume 32 Numéro 22 Le 7 août 2015

Synagri fait peau neuve à Chesterville


C’est un grand jour pour Synagri qui célèbre l’ouverture de ses nouvelles installations à Chesterville. Ci-dessus, le directeur général de l’entreprise, Sylvain Lavoie s’adresse aux convives, le 23 juillet 2015 lors d’une cérémonie organisée sur le site.

Par Chantal Quirion


Deux ans et demi plus tard et 7 millions de dollars plus loin, le ruban a été coupé le 23 juillet dernier pour marquer la fin des travaux chez Synagri à Chesterville, dans l’Est ontarien. L’entreprise spécialisée en production végétale est implantée au Québec et dans cette région de l’Ontario.

À Chesterville, les anciens bâtiments ont été démolis pour céder la place aux nouveaux, plus spacieux et à la fine pointe de la technologie. Semences, fertilisants, produits la protection et la santé des cultures, tout est logé à la même adresse, où se dressent aussi des champs entiers de parcelles expérimentales.

Le site devient ainsi le plus gros des 24 sites de Synagri et verra sa production doubler, passant d’un volume de 5 000 à plus de 10 000 tonnes d’intrants annuellement.

« On continue à se développer pour répondre aux besoins de nos clients, nos partenaires. On a une bonne gamme de produits, on est en pleine expansion et avec des installations comme celles-ci, on va être encore plus productif », a indiqué le directeur général de Synagri, Sylvain Lavoie

Environ 460 personnes dont plusieurs producteurs agricoles se sont jointes aux dignitaires lors de cette ouverture officielle. Parallèlement, la Journée Expert maïs, dont les ateliers d’information ont été fort prisés d’après les commentaires des participants, a battu son plein. La visite des nouveaux bâtiments était au programme, il va sans dire.

Quelques particularités

L’acier trempé vole la vedette sur le nouveau site de Chesterville. Aucun bois n’a été utilisé. M. Lavoie indique que tous les choix ont été guidés par le souci de répondre aux critères d’un investissement à long terme.

Dans l’immense bâtiment où seront mélangés les fertilisants, le plancher est chauffant. Cette technologie permettra d’avoir un meilleur contrôle sur l’humidité et la qualité des produits. Onze compartiments sont aménagés pour recevoir la matière première. Autant de réservoirs prennent place dans la salle des mélanges ainsi qu’un douzième compartiment pour les éléments mineurs comme le fer et le zinc, notamment. Ceux-ci, au lieu d’être intégrés sous forme de granules, seront injectés sous forme liquide de sorte à imprégner le mélange.

« C’est beaucoup plus efficace », assure M. Lavoie en précisant que cette méthode assure une répartition plus égale au sein du mélange. Synagri entend d’ailleurs étendre cette pratique à l’ensemble de ses succursales.

Quant au mélange, il aura d’abord été composé selon la recette élaborée pour le client. Le procédé est complètement automatisé et contrôlé par ordinateur.

L’entrepôt de 7 800 pi2 a pour sa part été construit selon les dernières normes en matière de construction et répond aux standards de l’Association pour les normes d’entreposage des produits agrochimiques (ANEPA), incluant la ventilation.

Les semences logent elles aussi à nouvelle adresse, dans un environnement conçu pour maximiser leur conservation.

Vient ensuite l’édifice administratif avec une salle de conférence et les bureaux qui accueilleront les deux employés du site de Cornwall – site qui fermera cet automne- et qui s’ajouteront à l’équipe de Chesterville. En période de pointe, leur nombre atteindra la trentaine. Le gouvernement de l’Ontario a d’ailleurs appuyé le projet en octroyant une subvention de 372 000 dollars par le biais du Fonds de développement de l’est de l’Ontario, dans la mesure où l’initiative contribuera au maintien et à la création de nouveaux emplois, tout en augmentant la performance de l’entreprise.

Situation géographique

La proximité de la voie ferrée, à quelques mètres du site sur le chemin de comté 9, est l’un des facteurs qui a joué en faveur de Chesterville, sa situation géographique également.

« C’est au cœur de l’agriculture, c’est central pour l’est de l’Ontario et c’est à proximité du marché des États-Unis », a fait valoir M. Roy.

La reprise des opérations est prévue pour septembre.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *