Volume 27 Numéro 08 Le 2 décembre 2009

Un Conseil communautaire du Campus d’Alfred renouvelé

Par Journal Agricom


Le nouveau Conseil communautaire du Collège d’Alfred: (de g. à dr.) Tom Manley – nouveau président CCCA, Renée Bergeron Ph.D. – directrice, Simon Durand – DG de l’UCFO, Paul Bourgeois, Diane Lefebvre, Chantal Bercier et Dimitri Kampouris. Absent: Jean-Yve

Cela faisait plus de deux ans que le Conseil communautaire du Collège d’Alfred n’avait pas tenu de réunion générale. Il était grand temps, ont mentionné plusieurs des « amis » du Collège, qui s’étaient déplacés jeudi soir dernier au Campus d’Alfred.

Et nombreux sont ceux qui ont affirmé, lors d’un tour de salle, leur attachement au Collège et l’importance qu’ils donnent à l’institution franco-ontarienne pour le bien de la communauté et pour le développement économique de la grande région.

Autour de la salle, il a été aussi beaucoup question de promotion du Collège, de ses programmes de formation et pas seulement de ceux de diplôme agricole, car on y offre aussi plusieurs certificats et cours d’appoint et c’est franchement pratique pour des aides-cuisiniers de faire leur mise à niveau en salubrité alimentaire à Alfred, plutôt que d’avoir à affronter la circulation en ville.

Tom Manley est le nouveau président
Le nouveau président du Conseil communautaire du Campus d’Alfred (CCCA) de l’Université de Guelph est M. Tom Manley, président-fondateur de Homestead Organics à Berwick, la plus grande meunerie biologique de l’Est ontarien.

Ce personnage bien connu et innovateur dans le domaine agroalimentaire succède à un autre innovateur. En effet, après dix ans à titre de président, Denis Perrault, producteur laitier qui a fondé le plus grand vignoble de l’Est ontarien, Domaine Perrault à Navan, s’est retiré. M. Perrault continuera de s’impliquer au sein de la fondation du Collège d’Alfred

Suivre le rythme des nouvelles technologies
M. Manley, lors d’une allocation suivant son élection, a souligné que le campus d’Alfred a des programmes en agriculture, en alimentation et en soins vétérinaires. On y réalise de plus en plus de projets de recherches et d’activités internationales et avec sa ferme laitière biologique unique et de son statut de seul campus agro-alimentaire de langue française hors-Québec, nous avons un joyau! Nous avons de solides fondations et il faut continuer à bâtir, selon lui.

« Cette institution doit aider les étudiants, les entrepreneurs et les employés en agro-alimentaire à développer leurs CONNAISSANCES, au même rythme que les technologies se développent », selon Tom Manley. « Le Campus vit un nouvel essor; il faut en profiter pour augmenter la valeur des productions et des activités agroalimentaires dans notre communauté. Le Conseil communautaire a un rôle d’ambassadeur et de promotion du Campus vers l’extérieur. Tout aussi important est sa proximité de la communauté, une courroie de transmission en quelque sorte, pour s’assurer que le Campus d’Alfred soit au fait des besoins de la communauté. »

M. Manley a continué en ajoutant « Au 20e siècle, la révolution verte a augmenté les rendements et la productivité des terres et des travailleurs avec la mécanisation, les intrants pétroliers, les fertilisants, et la génétique. Nous connaissons la conséquence : réduction du nombre de fermes et entreprises agroalimentaires, l’augmentation de la taille de celles-ci, l’exode rural, et le chute de la rentabilité des fermes et entreprises agroalimentaires. »

« Au 21e siècle, nous connaissons une autre révolution verte ou nous augmentons la productivité des intrants pétroliers et énergétiques, la qualité de la gestion, le souci de l’impact environnemental, la diversification des marchés, et l’amélioration de la rentabilité des entreprises. Cette révolution est axée sur les connaissances, le savoir, et la qualité de la gestion. De plus, la relève agro-alimentaire ne viendra pas nécessairement des familles agricoles; elle viendra aussi de la ville parmi des jeunes, des adultes en quête d’une deuxième carrière et des nouveaux immigrants. »

« Donc, l’éducation supérieure est essentielle pour les agriculteurs et les entreprises agro-alimentaires. Le Campus d’Alfred a un rôle critique à jouer dans l’éduction, la formation professionnelle, et le développement économique, et le tout en français. »

Plus tôt en soirée, la Directrice du Campus, Renée Bergeron Ph.D., a présenté un bilan positif de son évolution. Elle a souligné, entre autres, que les inscriptions sont à la hausse, que la conférence laitière biologique progresse et que le budget est équilibré. À l’horizon se pointe un nouveau programme en gestion des petites entreprises rurales.

Le Conseil communautaire du Collège d’Alfred
Le Conseil communautaire joue un rôle important, puisqu’il est consulté sur les grandes questions touchant le développement de l’institution et il est autorisé à entreprendre des projets d’appui et de développement au Collège.

Il a été créé en vertu d’une entente entre l’Union des cultivateurs franco-ontariens et l’Université de Guelph en 1997, sous le nom « Conseil communautaire du Collège d’Alfred ».

Il est composé d’un maximum de 35 membres qui se rencontrent deux fois par année. Un comité exécutif, composé de 6 membres du CCCA et 3 membres nommés par l’UCFO, tient lieu de conseil d’administration et se réunit environ 6 fois par année.

Il a tenu son assemblée générale le 26 novembre dernier.

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