Le 26 février 2002

Un premier groupe de gestion agroenvironnemental en Ontario

Par Pierre-Alain Blais
info.agricom@atreide.net


Un groupe de gestion agroenvironnemental prendra naissance sous peu dans l’Est de l’Ontario. En effet, sous l’égide de l’Union des cultivateurs franco-ontariens (UCFO), une réunion de fondation aura lieu le jeudi 7 mars prochain au Collège d’Alfred. Un conseiller d’un Club agroenvironnemental du Québec, duquel s’inspire le groupe ontarien, sera sur place pour partager son expérience.

Alain Delorme, président de l’UCFO, espère qu’un conseil de direction soit formé le plus tôt possible, car des fonds sont immédiatement disponible, et doivent être engagés avant la fin de la présente année fiscale.

«Les agriculteurs ontariens doivent faire face à des défis de plus en plus importants sur le plan des bonnes pratiques environnementales», déclare Alain Delorme. «Les agriculteurs de l’Ontario ont décidé de mettre sur pied un groupement de gestion agroenvironnemental pour relever ces défis».
M. Delorme croit que ce nouvel outil de gestion sera le bienvenu «pour aider à formuler les plans de gestion des éléments nutritifs qui seront exigés par la loi, tout en permettant d’utiliser de façon saine et efficace tous les nutriments générés sur l’entreprise». On espère aussi implanter des pratiques de cultures plus douces pour l’environnement et abaisser les coûts de production, ce que confirme l’expérience acquise par les Clubs du Québec qui existent depuis plusieurs années.

Pour initier ce projet novateur, l’UCFO a obtenu, après de longues démarches, du financement du Conseil de l’adaptation agricole de l’Ontario et de Patrimoine canadien. Le financement réparti sur deux ans permettrait de démarrer un groupe de gestion qui devra ensuite trouver sa part d’autofinancement, comme les autres groupes de gestion ontariens, explique le président Delorme.
Le nouveau groupe, qui fonctionnera tout en français, viendra renforcir les rangs des trois groupes de gestion financière déjà à l’oeuvre en Ontario, et avec lesquels le nouveau groupe partagera la philosophie de fonctionnement. «Nous allons constituer en fait un quatrième groupe de gestion, sauf que ce dernier-né sera entièrement dédié à l’amélioration des pratiques environnementales des membres», souligne M. Delorme. Un conseiller expert en bonnes pratiques agroenvironnementales devra être engagé dès que possible.

La réunion de fondation du 7 mars est ouverte à tous les agriculteurs francophones intéressés par la bonne gestion environnementale de leur entreprise agricole. Alain Delorme espère qu’on pourra démarrer les activités du Groupe agroenvironnemental pour le printemps, dès la formation du premier conseil d’administration.

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