Volume 32 Numéro 20 Le 19 juin 2015

Une saison des fraises prometteuse à l’horizon


Photo ILessard

François Carrier

Par François Carrier
Collaborateur
info@journalagricom.ca


Malgré des températures indécises dans certains endroits de l’Ontario, les conditions météo ne devraient pas avoir eu  un impact négatif trop important en vue de la récolte des fraises pour l’été 2015. C’est ce que croit Jacques Lamoureux des Jardins Lamoureux situé à Hawkesbury. « Je m’attends à une excellente récolte cette année avec un bon volume de fruits. Surtout que si on compare à l’an passé, ç’a été désastreux pour nous. Les fruits étaient petits et étant donné qu’en mai il y avait eu trop pluie, il n’y avait pas eu assez de pollinisation », explique Jacques Lamoureux.

Autres régions, autres prévisions
Ailleurs au pays, les perspectives ne sont pas aussi favorables. Entre autres à certains endroits au Québec, tel que dans le Bas St-Laurent, le temps froid semble avoir eu un impact sur la qualité des fraises et certains producteurs sont inquiets de la récolte à venir. La Fédération de l’Union des producteurs agricoles du Bas-St-Laurent a expliqué que les températures froides ont eu un impact nuisible la croissance des fraises. « De notre côté, le système d’irrigation semble avoir protégé nos plants du temps maussade du début du mois de juin. On a peut-être perdu un ou deux pourcent au maximum » soutient le maraîcher de Hawkesbury. L’an dernier, des producteurs situés dans un rayon de moins de 50 kilomètres avaient connu des récoltes complètement à l’opposé.

Une clientèle au rendez-vous                                                         
Malgré ces prévisions optimistes, Jacques Lamoureux espère que le soleil sera au rendez-vous dans les prochains jours. « Ce qui m’inquiète quelque peu, c’est de savoir si on aura assez de soleil pour rendre les fruits un peu plus sucrés. On espère quelques jours de soleil prochainement » soutient le producteur qui assure maintenant l’autocueillette depuis environ 15 ans. L’autocueillette, un des aspects qui étaient pratiqué par plusieurs producteurs dans le passé, semble avoir diminué selon le propriétaire des Jardins Lamoureux. « C’est rendu beaucoup plus compliqué que dans le passé et la revente en vrac est beaucoup plus simple. De notre côté, on se garde 2 à 3 acres pour l’autocueillette » souligne Jacques Lamoureux. Une petite portion de ses terres qui génère de plus en plus d’engouement chez les amateurs de fraise. « Avant, c’était principalement les gens de l’Est ontarien qui venait cueillir chez nous, mais depuis quelques années, on a de plus en plus de personnes provenant de Rigaud, Terrebonne, Blainville, à cause justement du choix de certains de ne pas ouvrir à la cueillette » affirme celui-ci.

D’ailleurs, plusieurs fermes, dont les Jardins Lamoureux ouvriront leur porte à la mi-juin afin d’accueillir les premiers cueilleurs. Selon les cultivars utilisés, la saison de cueillette peut s’étirer sur plus de 5 semaines sans perdre de qualité.

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