Volume 30 Numéro 02 Le 7 septembre 2012

Une survie difficile sans le support du gouvernement


Par Koralie Boyer, journaliste
kboyer@journalagricom.ca


L’industrie hippique ne survivra pas après mars 2013 sans un soutien plus important du gouvernement, rapporte le comité de transition chargé d’élaborer une vision d’avenir des courses de chevaux après la fin du partage des revenus des machines à sous. C’est l’une des conclusions auxquelles en sont venus les trois ex-ministres dans leur rapport provisoire déposé au ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario, le 17 août dernier.

Le but de ce rapport est de faire des recommandations pour que l’industrie des courses de chevaux reste viable, et ce, malgré la disparition des machines à sous dans les hippodromes dès mars 2013, ainsi que le partage des revenus.

Selon le comité de transition, « l’industrie des courses de chevaux tire maintenant 63,6 % de son revenu de bourses du programme des machines à sous dans les hippodromes. Rares sont les industries qui pourraient survivre à une telle perte nette financière ».

Selon les résultats de leur enquête, le comité affirme que, pour assurer la prospérité de l’industrie des courses de chevaux, il faudrait un soutien public. Cette aide permettrait à l’industrie d’obtenir un nombre suffisant de courses, des bourses attrayantes, des pistes ultramodernes, des programmes de reproduction de qualité, du personnel qualifié et une augmentation du montant des enjeux de pari mutuel.

Les trois membres du Comité de transition de l’industrie des courses de chevaux, soit les anciens ministres Elmer Buchanan, John Snobelen et John Wilkinson, stipulent que le montant de 50 M$ répartis sur trois ans pour appuyer la transition est nettement insuffisant pour construire un pont vers la viabilité. Ils encouragent la responsabilité, la transparence, un regain d’intérêt pour le consommateur et une analyse de rentabilité qui montre que chaque dollar public investi est retourné au gouvernement sous forme de recettes fiscales afin d’avoir une industrie saine. « Un bon niveau d’investissement public dans des conditions favorables aurait un impact positif sur l’emploi, l’économie, les finances publiques et l’avenir de l’industrie », peut-on lire dans le rapport provisoire.

Comme tout rapport n’est pas parfait, il reste encore quelques recherches à effectuer au niveau du calcul de l’écart entre les coûts potentiels de préserver les fondements de l’industrie et revenus. Selon le comité, ce fossé serait comblé par une forme de soutien public, par exemple en permettant à l’industrie d’offrir de nouveaux produits de jeux. D’autres recherches seraient à faire du côté de l’élaboration d’un cadre de leadership pour permettre à l’industrie de collaborer et du renforcement des compétences de l’État dans le secteur hippique. Pour ce faire, le comité suggère la formation d’un nouveau partenariat entre l’industrie des courses de chevaux et le gouvernement.

Les courses de chevaux sont une activité très populaire en Ontario, alors que le comité reconnaît une fourchette de 20 000 à 30 000 emplois à temps plein comme impact estimé des courses de chevaux sur l’emploi en Ontario. En 2010, l’Ontario comptait 26 338 chevaux actifs dans le secteur des courses, incluant les reproducteurs.

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