On appelle « griffes » le système racinaire des asperges qui a une forme de couronne. Choisissez des griffes d’un cultivar éprouvé, comme Millenium ou Mary Washington et plantez 15 cm de profondeur.
Autrefois, l’asperge était appelée le légume royal et les monarques se permettaient même de la manger avec les doigts, oui oui, ça faisait chic ! Honnêtement, avec son prix hors saison, on l’associe encore parfois à un petit luxe qu’on peut enfin se permettre au printemps, quand elles sont disponibles localement.
En effet, en hiver, contrairement à la plupart des autres fruits et légumes importés qui voyagent par camion, train ou bateau, l’asperge traverse la planète en avion ! Ça lui permet de rester fraîche. On la cueille toujours à la main, ce qui contribue aussi à augmenter son prix.
Avant les importations à l’année, on prolongeait plutôt la saison grâce aux conserveries. Certains se rappelleront des asperges canadiennes en cannes, les pointes d’asperges et les asperges coupées que l’on consommait en hiver en attendant le retour des asperges fraîches. L’Ontario est toujours le chef de file, avec près de 75 % des superficies canadiennes. Il est suivi par le Québec avec près de 20 %, pour un total de 2 500 ha et des valeurs à la ferme qui dépassent les 53 millions de dollars.
Aujourd’hui, l’asperge nous rappelle que certaines des meilleures choses prennent du temps à construire. Certains hésitent à les cultiver parce que cela prend trois ans avant d’avoir une vraie récolte.
Pourtant, une aspergeraie bien implantée peut produire pendant près de 20 ans.
Récoltez vos asperges lorsqu’elles sont encore bien tendres et laissez-en quelques-unes en place afin que les plants puissent refaire leurs réserves pour l’année suivante.
Cultiver des asperges, c’est faire confiance à son futur soi
Faire un jardin année après année, ça change notre relation avec le temps et les saisons. Et quand on attend trois saisons pour récolter le fruit de nos efforts, on peut dire que notre identité de jardinier ou jardinière est bien enracinée.
Comme plusieurs êtres vivants, les asperges donnent le meilleur d’elles-mêmes lorsqu’on leur offre de bonnes conditions. Les asperges aiment les endroits ensoleillés, les sols sablonneux qui se réchauffent rapidement au printemps et les sols riches en matière organique. Dans un bon milieu, une asperge peut pousser de 25 cm par jour. Si on y porte attention, on les entend presque pousser.
Offrez-leur ce suffisamment d’eau, nourrissez le sol et aidez-les à prendre leur place en gardant les mauvaises herbes sous contrôle. Comme plusieurs êtres vivants, elles n’aiment pas trop la compétition.
Et surtout : résistez à la tentation de récolter trop rapidement afin de leur permettre de développer un bon système racinaire et des réserves suffisantes.
Côté cuisine, difficile de faire plus simple. Quelques minutes sur le BBQ, au four ou à la poêle avec un peu d’huile d’olive, du sel et du poivre suffisent souvent pour les mettre en valeur. Choisissez des turions bien fermes, avec des pointes compactes et serrées. Accompagnez de magret de canard, pourquoi pas ?
Cuisiner les asperges, c’est faire confiance à la simplicité
Les asperges passent presque pratiquement du jardin à l’assiette, tant elles ne demandent rien de compliqué. Un peu de beurre est souvent bien suffisant.
On connaît surtout les asperges vertes, mais pourquoi ne pas sortir un peu de notre zone de confort ?
Les asperges blanches, cultivées à l’abri de la lumière, offrent une saveur plus douce et délicate. Les mauves sont légèrement plus sucrées.
Et pourquoi ne pas les mélanger dans l’assiette ? Même si les mauves perdent un peu de leur couleur à la cuisson, ça fera certainement jaser les invités.
Derrière cette simplicité et peu importe leur couleur, les asperges cachent des fibres, des vitamines et des composés antioxydants.
Pour prolonger le plaisir des asperges de saison, on peut les congeler. Les puristes diront qu’il faut les blanchir avant, mais honnêtement, plusieurs passent directement du jardin au congélateur.
Peu importe la façon de les manger, avec ses doigts ou à la fourchette, les asperges locales demeurent surtout l’un des meilleurs signes que le printemps est enfin arrivé.
Questions existentielles sur les asperges
Peler ou non les asperges ?
On les mange avec les doigts ou pas ?
Vos recettes préférées ?
Vos meilleurs souvenirs d’asperges ?
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