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le Mercredi 30 août 2023 15:08 Agriculture

Mariné, en pesto, noir… l’ail se décline en plusieurs délices

Champs d'ail de la Ferme Gour
Champs d'ail de la Ferme Gour
Chez les Gour, on a l’amour de l’ail. Planté et récolté à la main, proposé frais ou encore apprêté par l’ingéniosité de Lucie, la mère du clan de la ferme, il y a plusieurs façons de déguster ce produit incontournable qui ne sert pas qu’à cuisiner une pièce de viande.
Mariné, en pesto, noir… l’ail se décline en plusieurs délices
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François Gour, propriétaire avec sa femme Lucie de la ferme qui porte leur nom, à Curran, produit de l’ail depuis 18 ans. Si c’est lui qui est responsable de l’aspect production, sa femme, sa fille Josianne et leur gendre mettent tous la main à la pâte quand c’est le temps de planter les bulbes ou au moment de la récolte.

Mais c’est Lucie qui a en charge d’offrir à la clientèle des produits transformés, qu’elle va vendre au marché local, ou que l’on peut se procurer directement à la ferme. Car Lucie a des clients réguliers qui tiennent à avoir ses petits pots à elle.

« Ail émincé, ail mariné, ail noir, produits en pots ou congelés…», la créativité de Lucie se déploie dans ses recettes personnalisées, comme le rapporte Josianne Gour. C’est d’ailleurs Josianne qui nous a informés des talents de sa mère. Son pesto à la fleur d’ail a ses adeptes. Évidemment, elle fait aussi un pesto plus classique avec du basilic.

Lucie est fière d’offrir un produit artisanal et vraiment local. « À part le fromage qui vient de Saint-Albert, les pignons et l’huile d’olive, le reste, tous les produits viennent d’ici. Dans nos jardins, on produit le persil, le basilic, l’ail, c’est sûr ». Une fois que ses pestos sont finis, elle préfère les congeler et les vendre ainsi, pour plus de sûreté.

Car la loi sur la salubrité des aliments s’est resserrée récemment, et Lucie Gour ne peut plus présenter ses produits transformés où elle veut. En effet, selon les lois visant à assurer la salubrité des aliments, elle devrait désormais avoir une cuisine réservée à la confection de ses produits, s’ils sont destinés aux épiceries ou au Marché des Saveurs, par exemple.

Le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario (MAAARO) explique que ces mesures leur permettent, dans l’analyse des produits, « d’évaluer leur salubrité et (de) cerner une éventuelle contamination (…) microbienne ou chimique ». C’est pourquoi d’ailleurs elle n’utilise pas d’huile dans ses marinades, car l’huile est propice au développement de bactéries, nous dit Lucie, « comme celle qui peut donner le botulisme ».

Cela n’empêche pas ses marinades pour l’ail d’être appréciées, même sans huile. « Tout est maison! J’ai mes recettes, je les teste, je les modifie, mais je les partage pas! » ajoute-t-elle en riant. Et en plus de ses pestos variés, de son ail mariné et émincé, elle s’est mise l’an dernier à la confection de l’ail noir, un produit de plus en plus demandé par les consommateurs.

Alors Lucie Gour est encore bien occupée avec sa petite production de produits transformés qu’elle vend au marché public de Curran ou lors des journées portes ouvertes que sa famille organise à la ferme. Mais elle commence aussi à voir comment elle pourrait réorganiser ses installations pour obtenir un permis, produire davantage et distribuer ses produits à plus grande échelle. « C’est un projet de retraite », nous confie celle qui ne compte pas s’asseoir et se bercer, quand elle arrêtera de travailler.

IJL – Réseau.Presse – Agricom