le Dimanche 16 juin 2024
le Mercredi 15 novembre 2023 12:12 Agriculture

Beau temps mauvais temps, le maïs sait bien s’acclimater

Steve Wellein, agronome et CCA à SynAgri
Steve Wellein, agronome et CCA à SynAgri
Savez-vous que le maïs-grain, la troisième culture en importance au Canada, a connu une récolte très optimale cette année ? Avec une année forte en précipitations, fraîche en température ainsi que tardive au niveau du gel, la production de maïs-grain a été au-dessus de la moyenne, et ce, un peu partout dans la région de l’Ontario et du Québec.
Beau temps mauvais temps, le maïs sait bien s’acclimater
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Grâce à un été très pluvieux, les épis ont pu profiter au maximum de leur croissance en étant bien fournis et longs. « 2023 a été une des années les plus pluvieuses en 50 ans », affirme Steve Wellein, agronome et CCA Franco-Ontarien à SynAgri à Chesterville, un village de l’Est ontarien.

« Les récoltes sont excellentes […] la pluie ne semble pas avoir affecté le développement du maïs à l’exception de certains endroits où il y a eu de mauvais drainages. Nous avons eu la preuve, cette année, que beaucoup de pluie est bénéfique à la croissance du maïs. Je tiens à préciser que bien que nous avons eu beaucoup de pluie, la quantité n’était pas comparable à celle d’un déluge. […] lorsqu’il finissait de pleuvoir, il y avait tout de même beaucoup de soleil. C’était bien entendu une récolte plus humide comparativement aux autres années. » 

Ce sont des conditions météorologiques qui auraient été très mal reçues pour les anciennes générations de cultivateurs. « Si le même phénomène météorologique s’était passé à l’époque, cela aurait été affreux puisque les terres n’étaient pas drainées comme elles le sont aujourd’hui », poursuit Steve Wellein. « Nous n’avions pas du tout le même avancement agricole que nous avons aujourd’hui.» 

Il faut aussi noter que l’arrivée tardive du gel, cette année, a pu bénéficier grandement aux maïs-grain. « Un gel tardif laisse le maïs mûrir plus tranquillement », continue Steve Wellein. « Ça a permis une découpe du grain de façon moins abrupte. » 

« Les maladies, quant à elles, demeurent présentes dans les feuilles du maïs-grain, mais ne semblent pas avoir augmenté, cette année, en raison du haut taux d’humidité », reprend Steve Wellein. 

De la pluie, du soleil, un temps frais et un gel tardif ont permis une récolte optimale pour le maïs-grain, cette année. Malgré l’imprévisibilité de Mère Nature, les cultures s’adaptent continuellement, et ce, tout comme les agriculteurs. 

IJL – Réseau.Presse – Agricom