le Lundi 22 avril 2024
le Mercredi 13 Décembre 2023 13:42 Agriculture

La production de soya en force cette année

Martin Charlebois, Gestionnaire volailles et commercialisation de grains à MacEwen Agricentre
Martin Charlebois, Gestionnaire volailles et commercialisation de grains à MacEwen Agricentre
L’année 2023 a été une année prolifique pour la production de soya dans l’est de l’Ontario. Une moyenne générale de 1,4 tonne sur une superficie de 2700 à 2900 acres aurait été enregistrée, selon les informations recueillies par Jacob Buhler, propriétaire et producteur de grandes cultures à la ferme Rubi à Embrun.
La production de soya en force cette année
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« En comparaison avec les années précédentes, les rendements ont été un peu plus élevés que la moyenne et nous sommes très contents ! », explique Jacob Buhler. « Même les terres plus pauvres ont réussi à obtenir un très bon rendement, cette année. » 

Très rentable, le soya a été davantage cultivé cette année en comparaison avec le maïs. « C’est certain que les prix des intrants ont été dispendieux dû à la guerre entre l’Ukraine et la Russie et c’est ce qui a poussé les gens à opter pour le soya puisque le coût de production est moins élevé comparativement à celui du maïs », souligne Martin Charlebois, gestionnaire des volailles et commercialisation de grains à MacEwen Agricentre à Maxville, une municipalité située dans le sud-est de l’Ontario.

La météo aurait été également favorable au bon rendement de soya. Une bonne quantité d’eau et un niveau d’humidité adéquat ont contribué à une récolte supérieure à la moyenne. « Bien que nous ayons eu suffisamment d’eau, certaines régions de l’Ontario en ont reçu trop », poursuit Martin Charlebois. « Cette forte quantité d’eau a créé une maladie dans le soya appelé sclérotinia (moisissure blanche) qui a été aperçue dans l’est de l’Ontario et dans certaines régions du Québec. » 

« Cela a été la seule difficulté rencontrée cette année », commente Jacob Buhler. « Selon moi, le smog que nous avons eu dans l’est de l’Ontario a probablement favorisé la production de la plante de soya puisqu’elle a comme action de transformer le CO2 en oxygène. »

La demande étant très forte, il y a eu une forte commercialisation cette année. « Les prix étant très bons ont contribué à un marché optimal », raconte Martin Charlebois. « Beaucoup de soya du Canada se fait exporter en Espagne, en Corée du Nord, en Chine, etc. » 

Plusieurs facteurs ont contribué à une récolte optimale de soya tels que les facteurs météorologiques, politiques et économiques. Rentable et très polyvalent, le soya est bien plus qu’une simple légumineuse puisqu’il contribue grandement à l’économie canadienne.

IJL – Réseau.Presse – Agricom