Car je sais le courage, la persévérance, la discipline, l’adaptabilité et la résilience que cela nous prend de pouvoir faire notre place et nous faire respecter. Nos filles ont grandi sans connaître autre chose. Aujourd’hui, elles ont choisi de s’engager dans le monde de l’agriculture et devenir indépendantes, prendre des décisions et participer à la gestion de l’exploitation familiale.
Elles démontrent qu’elles peuvent être des leaders, des innovatrices et des entrepreneures dans un domaine surtout perçu comme masculin. Ici, comprenez-moi bien, messieurs: nous réalisons que nous avons besoin de nos hommes dans notre domaine. Même que ces hommes qui nous donnent une place, nous rendent encore plus fortes et fières!
Notre contribution, un exemple
En étant actives dans l’agriculture, apportent leur contribution à la communauté, que ce soit par la production alimentaire, la durabilité ou l’engagement dans des initiatives locales. Et sans même s’en rendre compte, on devient une inspiration pour d’autres jeunes filles et femmes. Leur persévérance peut servir de modèle, encourageant davantage de jeunes filles et de femmes à poursuivre leurs passions et à s’impliquer, que ce soit dans le monde agricole ou tout autres passions, là où parfois, on peut penser que nous n’avons pas notre place.
Comme je l’ai déjà souligné dans d’autres chroniques, l’agriculture n’est pas pour les cœurs faibles. Les femmes en agriculture sont souvent perçues comme fortes, ou on suppose que nous n’avons besoin de rien ni de personne. Que nous pouvons tout supporter et surmonter tout ce qui nous arrive. On s’attend souvent à ce qu’on aide à porter les fardeaux. On se fait rarement demander si nous sommes fatiguées, si on souffre ou si on est anxieuse ou si on a peur.
Et on ne s’attend pas à se le faire demander. L’orgueil d’une femme en agriculture ressemble à celui d’un homme. On ne voudrait pas être perçues comme étant faibles. C’est comme ça parce que nous avons construit une résilience mentale avec le temps et l’expérience et la résilience commence à un très jeune âge. Je vous en donne un exemple: passer nos journées à ramasser des roches dans le champ au printemps, ça commence jeune et c’est une des meilleures pratiques pour bâtir la résilience.
Mes filles ont grandi sur la ferme, elles ont choisi de s’engager dans le monde de l’agriculture et devenir indépendantes.
Courage
J’aimerais donner un conseil à toutes les femmes, peu importe le domaine, travail ou passion. Si vous hésitez en pensant que vous n’avez pas tout ce qui faut pour persévérer, dites-vous bien ceci: le courage est votre meilleure défense contre les défis du changement. Le changement exige parfois de savoir lâcher prise. Développez votre courage et sortez de votre zone de confort.
En terminant, voici pour vous un p’tit dicton que j’aime bien lire et relire, car il m’arrive à moi aussi, tout comme vous, d’avoir peur et de manquer de courage: « Sans peur, il n’y a pas de courage. Pour amplifier votre courage, vous devez embrasser votre peur, l’accueillir à bras ouverts. » Je souhaite à toutes les femmes de tout âge, une bonne Journée internationale des droits des femmes!
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