le Mercredi 3 juin 2026
le Mercredi 5 novembre 2025 13:18 Agriculture

Open Farm: Voir l’alimentation animale différemment

Open Farm remporte le prix d'Entrepreneur EY de l'année pour sa vision d'affaires innovatrice.
Open Farm remporte le prix d'Entrepreneur EY de l'année pour sa vision d'affaires innovatrice.

Cofondateurs d’Open Farm à Toronto, Isaac Langleben et Jacqueline Prehogan ont lancé leur entreprise à partir d’une idée simple: aider les animaux de compagnie à vivre une vie plus saine et plus heureuse en leur offrant une alimentation de haute qualité, élaborée à partir des meilleurs ingrédients issus de sources responsables. Aujourd’hui, leurs efforts leur valent le titre enviable d’Entrepreneur de l’année EY.

Open Farm: Voir l’alimentation animale différemment
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« Lorsque nous avons adopté nos premiers chiens, nous avons été surpris par le manque de transparence de l’industrie de l’alimentation animale et par le peu d’options reflétant nos valeurs en matière de bien-être animal et de développement durable », explique Jacqueline. 

« Dès le départ, nous avons été convaincus qu’une alimentation de qualité et un approvisionnement responsable allaient de pair. Cette conviction nous a inspirés à créer une entreprise différente, dédiée au bien-être des animaux et à la préservation de la planète. »

Approche holistique

Ces valeurs ont d’ailleurs retenu l’attention de Zach Pendley, codirecteur du programme Entrepreneur de l’année EY en Ontario. « Isaac et Jacqueline révolutionnent l’industrie des aliments pour animaux de compagnie en prônant une approche globale qui privilégie la qualité et la durabilité. Leur leadership a transformé Open Farm en un mouvement qui établit de nouvelles normes en matière de transparence, de nutrition et d’approvisionnement éthique. »

Dirigée par une équipe de direction majoritairement féminine, Open Farm présente une mission qui va bien au-delà de la simple recherche du profit: elle incarne un engagement profond envers le développement durable et l’impact communautaire. Certifiée B Corp, l’entreprise met en œuvre des programmes rigoureux en matière de gestion des déchets, de carbone et d’agriculture régénératrice. Elle s’est engagée à atteindre le zéro déchet en décharge d’ici fin 2025, un objectif qui englobe les emballages destinés aux consommateurs, la vente directe et la logistique d’entrepôt. 

Cette mission semble trouver écho chez les consommateurs. En effet, l’entreprise réalise une croissance et une reconnaissance remarquables: on retrouve la marque dans plus de 7 000 animaleries en Amérique du Nord et Open Farm est en pleine expansion sur les marchés internationaux.

Isaac Langleben et Jacqueline Prehogan prônent un souci de la qualité et une plus grande transparence dans l’industrie de l’alimentation animale.

La clé: les agriculteurs

Jacqueline Prehogan demeure convaincue que la façon dont les ingrédients sont cultivés ou élevés a un impact direct sur la qualité des aliments qu’elle produit.

« Dès le premier jour, nous avons établi des partenariats avec des fermes qui respectent des certifications strictes de bien-être animal délivrées par des organismes tiers et qui appliquent des pratiques durables et respectueuses du bien-être animal. Ces partenariats garantissent le respect des animaux, la protection des écosystèmes et la transparence de notre chaîne d’approvisionnement. »

La cofondatrice reconnaît toutefois avoir choisi le chemin difficile vers la réussite. « Notre succès repose sur notre fidélité à notre mission. Nous avons toujours été convaincus qu’il n’est pas nécessaire de choisir entre faire le bien et bâtir une entreprise florissante. »

Le couple se dit évidemment honoré d’avoir reçu le prix EY de l’Entrepreneur de l’année 2025 pour l’Ontario. « C’est une validation significative de notre travail, celui d’une entreprise qui s’est donné pour mission de révolutionner un secteur traditionnel, en plaçant la raison d’être au cœur de sa stratégie. Cette reconnaissance célèbre également l’esprit d’entreprise qui caractérise l’Ontario: la volonté de remettre en question les conventions, de créer un changement positif et de bâtir un avenir durable. »

Agricom – Jean-Marc Dufresne