Les coopératives d’agriculteurs ne datent pas d’hier. Il y a longtemps que les éleveurs et agriculteurs ont compris qu’ils bénéficiaient d’un meilleur pouvoir d’achat en regroupant leurs forces. Au début des années ‘50, la région de Nipissing comptait pas moins de cinq coopératives réparties entre Verner, Lavigne, Noëlville, Desaulniers et St-Charles Borromée.
Pour mieux répondre aux besoins croissants de la clientèle, il a été décidé de regrouper ces cinq coopératives en une seule. C’est ainsi que la CO-OP Régionale de Nipissing-Sudbury Ltée a vu le jour en 1951. Aujourd’hui, elle couvre le territoire des cinq coopératives originales ainsi que le Témiskaming, une région à 150 km au nord de Sudbury, où elle a des installations depuis une vingtaine d’années.
L’organisme appartient à ses quelque 4 000 membres-clients, à qui elle offre une gamme de produits et services. Les profits générés par la coopérative, qui regroupe plusieurs centres agricoles, quincailleries, poste d’essence et épiceries, sont répartis entre tous ses membres sous forme de ristournes.
Denis Castonguay s’assure que le marché de Verner offre un grand choix de produits locaux à sa clientèle.
Bien implantée
« La CO-OP Régionale est plus qu’un centre de service, elle entretient un lien fort avec la communauté », affirme son directeur général Denis Castonguay. « Nos spécialistes des cultures sont hautement qualifiés. Ce sont les experts locaux qui peuvent aider à choisir la semence parfaite pour chaque type de sol, les conditions de croissance et le budget du producteur. »
Pour la clientèle principalement constituée de producteurs laitiers et de producteurs de grandes cultures, les centres agricoles offrent un choix de moulées, de semences, de plantes, de produits de protection des cultures, des fournitures agricoles, des aliments pour animaux de compagnie ainsi que des engrais. Pour sa part, le Marché Verner Clover Farm encourage l’économie circulaire en proposant de nombreux produits locaux en épicerie, ainsi que les outils et les matériaux pour la plupart des travaux de bricolage et de rénovation.
La confiance est la marque de commerce de la CO-OP, qui se targue d’offrir les semences et moulées les plus fiables. « Et en ce qui concerne la gestion de vos besoins en matière de propane, il n’y a personne de mieux qualifié que nos spécialistes », ajoute M. Castonguay.
Expertise
Évidemment, rien ne sert d’avoir les meilleurs produits si on ne sait pas comment en tirer le maximum. La CO-OP regroupe des spécialistes qui puisent leurs judicieux conseils à même leur vaste expérience.
« Ça commence toujours par l’écoute, laisser le client expliquer ses besoins. Ensuite, nous sommes en mesure de lui conseiller les meilleures méthodes et les produits de pointe pour obtenir les meilleurs résultats au champ. Je pense à toutes les choses qui vont protéger et qui vont nourrir la plante ou favoriser la croissance », explique-t-il.
Les meilleurs produits donnent les meilleurs résultats.
En fait, le directeur souligne qu’à la CO-OP, le consommateur et les spécialistes forment une équipe dont le succès profite à l’ensemble de la coopérative et de la région. On n’hésite donc pas à consulter des nutritionnistes pour les animaux, soit des agronomes ou des gens qui ont des compétences dans des produits.
« Il y a aussi des avantages tels que l’éducation, le développement, le pouvoir d’achat. On fait partie d’un regroupement, donc lorsqu’on veut acheter 3 000 dollars de tel ou tel produit, le regroupement dont on fait partie additionne les commandes et si ça totalise 100 000 dollars, c’est sûr qu’on est capable de négocier un meilleur prix. »
Un pilier pour les producteurs d’ici
Quand les producteurs agricoles se demandent s’ils devraient miser sur le canola ou l’avoine, ou encore comment rentabiliser leurs récoltes à court, moyen et long terme, la Coopérative Régionale de Nipissing-Sudbury est souvent la première porte où frapper. Son rôle : accompagner, conseiller et soutenir ceux qui font vivre la terre.
Daniel Corriveau, nutritionniste animalier, offre aussi des conseils pour la santé des animaux.
« Les producteurs se questionnent constamment pour être plus rentables. Notre mission, c’est de les aider à prendre les meilleures décisions selon leurs réalités », explique Denis Castonguay, directeur général de la CO-OP. Il souligne la force de son équipe : « Nos meilleurs atouts, ce sont les gens qu’on engage. Chaque secteur compte des professionnels dévoués qui accompagnent les membres avec intégrité. Ensemble, on construit l’avenir. »
La CO-OP ne se limite pas à donner des conseils: elle agit. Grâce à ses contacts avec des fournisseurs locaux, elle peut obtenir pour ses membres des produits comme du miel, du fromage ou des châtaignes à prix avantageux. Cette capacité d’achat collectif se traduit directement en économies pour les familles de la région.
Sur le terrain, des experts comme Daniel Corriveau, nutritionniste animalier, soutiennent les éleveurs. Il intervient lorsqu’une vache produit moins de lait, qu’un veau montre des signes de faiblesse ou encore pour recommander une alimentation sans OGM. Son travail contribue à améliorer la santé des troupeaux et, par conséquent, la rentabilité des fermes.
Un réseau humain
Pour le propriétaire de Leisure Farm, Mitch Deschatelets, la CO-OP est bien plus qu’un simple fournisseur. « On s’échange de l’information entre agriculteurs de grandes cultures. Je suis le seul dans l’horticulture, mais la CO-OP reste une ressource précieuse. J’ai même fait partie du comité des sols et récoltes », raconte-t-il.
Cette entraide communautaire se reflète aussi dans l’accompagnement de familles comme celle de Normand et François Delorme, qui ont contribué à développer les grandes cultures de Mitch.
Ici, la CO-OP, ce n’est pas qu’une institution économique: c’est un réseau humain où producteurs, experts et familles travaillent ensemble à bâtir un avenir agricole durable et prospère pour la région.
Ce reportage a été réalisé avec une aide financière de Financement agricole Canada.
Agricom- Pascale De Montigny