le Mercredi 22 juillet 2026
le Mercredi 22 octobre 2025 9:09 Éducation

Élodie Lebeau, passionnée des animaux

Élodie Lebeau poursuit ses études au Collège vétérinaire de l'Université de Guelph.
Élodie Lebeau poursuit ses études au Collège vétérinaire de l'Université de Guelph.

« Quand tu auras ton diplôme, vas-tu pouvoir soigner mes vaches? » Cette question, Élodie Lebeau l’entend souvent.

Élodie Lebeau, passionnée des animaux
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La pénurie de vétérinaires que connaît l’Ontario lui assure une place de choix lorsqu’elle aura terminé ses études de médecine vétérinaire à l’Université de Guelph.

Lauréate d’une bourse d’étude de l’Union des cultivateurs franco-ontariens, la jeune femme est passionnée par les animaux de ferme depuis qu’elle est toute petite: « J’ai commencé à faire de l’équitation à 9 ans, je passais tous mes temps libres à l’écurie ou sur la ferme, dit-elle.

Le bonheur de travailler au quotidien avec des animaux… 

Prédestinée

Bien que le conjoint de son père ait grandi sur une ferme laitière, les parents d’Élodie n’étaient pas agriculteurs ni éleveurs lorsque cette dernière est née. Ça ne l’a pas empêché d’être fascinée par les animaux dès son enfance. 

« Très tôt, j’ai travaillé au Musée canadien de l’agriculture à Ottawa, ça m’apportait beaucoup de satisfaction de voir le visage des visiteurs s’illuminer quand je sortais les animaux. C’est le Disneyland d’Ottawa », ajoute-t-elle à la blague.

Elle se consacre corps et âme à sa passion: elle consacre ses matins aux musée et ses après-midis à ses études secondaires (à travers le programme Focus soins vétérinaires); puis, elle devient guide au musée tout en faisant sa deuxième année de bac en biologie à l’Université d’Ottawa. Finalement, il y a trois ans, elle déménage à Guelph pour y poursuivre ses études vétérinaires.

Parallèlement, elle s’investit dans des causes humanitaires reliées à son domaine, comme d’oeuvrer bénévolement en Thaïlande et au Laos pour soigner des animaux de compagnie chez les populations plus pauvres et participe même aux soins de réhabilitation d’animaux exotiques saisis sur le marché noir.

Elle parle aussi de Vet Outreach, un organisme qui prodigue gratuitement des soins vétérinaire aux animaux de compagnie des personnes sans abri, et du programme TRott (Ottawa Therapeutic Riding) qui offre des promenades et activités équestres aux personnes à mobilité réduite.

Pas besoin de mesurer 2 mètres pour soigner les gros animaux!

Un défi… de taille

Élodie est la preuve qu’il ne faut pas se fier aux apparences. À seulement 5’1 (1 mètre 55), on pourrait croire qu’elle choisirait de soigner les brebis plutôt que des chevaux ou une vache de 1 300 livres (600 kilos). Ce n’est pas le cas.

« Je suis petite, mais j’ai du caractère », répond-elle en riant. « Il faut savoir s’imposer et on prend aussi des précautions, comme de ne jamais se placer entre l’animal et un mur pour éviter les accidents. »

L’autre raison qui motive son choix est la relation spéciale qui existe entre le vétérinaire et l’éleveur. « Le client qui a un chat ou un chien vient peut-être une fois par année te voir, mais l’éleveur a besoin de nous chaque mois, parfois même aux deux semaines. On développe une relation presque familiale, très humaine et c’est important pour moi. »

Chose certaine, Élodie ne risque pas d’être au chômage en terminant ses études en raison de la pénurie de vétérinaires qui affecte l’Ontario depuis quelques années. Elle prévoit un retour dans l’Est ontarien, où une clinique de Navan lui fait part de son intérêt. « Ce serait bien, parce que ma famille vit à Cumberland et Ottawa », dit-elle.

Rien ne semble pouvoir la faire dévier de sa trajectoire. « Quand on a un Plan B, c’est souvent parce qu’on ne s’est pas investi à 100% dans le Plan A », souligne Élodie.