Maman qui s’amuse avec ses poules il y a bien, bien longtemps!
Je vous partage ma préférée. Celle-ci, qui a retenu mon attention pour les détails et la clarté. On croirait voir une poupée de porcelaine, dans sa robe confectionnée par ma grand-mère, qui était une couturière hors pairs. On peut voir ma mère à l’âge de 4 ans avec les poules noires et blanches, près du poulailler de la ferme située dans le rang St-Guillaume à Vars. D’ailleurs, la maison y est toujours et les terres sont encore cultivées. Une terre agricole que mon grand-père et mon arrière-grand-père ont défrichée! J’aimerais bien pouvoir retourner dans le temps, juste pour pouvoir sentir l’air frais et entendre le silence de la campagne plane sur le décor qui est si différent d’aujourd’hui.
Dans les années ‘50, les poules jouaient un rôle essentiel dans la vie des producteurs, autant sur le plan économique que pour leur alimentation. Pour ma mère, marcher avec les poules faisait partie de son quotidien. Il fallait rester aux aguets parce que parfois, les poules leur picoraient les pieds! Mes grands-parents laissaient leurs enfants se promener parmi les poules pour que chacun s’habitue à la présence de l’autre.
Quand les enfants grandissaient, leur responsabilité d’aller nourrir les poules et chercher les œufs était vu comme une activité amusante plutôt que du travail. Dans ce temps-là, les poules permettaient aux familles de disposer d’œufs frais, à une époque où l’accès aux supermarchés était limité. Les œufs faisaient partie de leur autosuffisance.
Les poules étaient élevées en plein air dans des petits enclos ou dans le jardin et se nourrissaient de restes de cuisine, de grains et d’insectes. Les œufs et la viande étaient aussi une source de revenus. Mon grand-père en faisait même la vente au marché By à Ottawa.
Nos poules ont une belle vie!
Maintenant, me voilà en 2025 avec des poules pondeuses brunes, pas tant pour la survivance que pour le plaisir d’avoir des poules et la facilité d’aller me chercher des œufs quand il n’y en a plus dans le frigo.
Pour apporter une variation, j’ai choisi des poules qui seront livrées à ma coop au printemps et qui me donneront des œufs… verts et bleus! Je me demande si mes ancêtres choisissaient leurs poules pour la couleur de leurs œufs!!!! Chose certaine: mon grand-père serait bien content de me voir avec mes poules et il aurait sûrement quelques conseils à me donner pour leurs soins!
Pour voir d’autres photos d’époque, je vous invite à regarder la section à la toute fin de notre magazine Agricom de mars.
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