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Grâce à un agronome franco-ontarien à la retraite Un collège agricole francophone au Cameroun ouvrira ses portes en septembre

Par Étienne Alary
info.agricom@atreide.net


C’est en avril dernier, à la suite d’un entretien avec l’agronome octogénaire à la retraite, Léon Delorme, que le journal Agricom vous annonçait la construction possible d’un collège agricole francophone dans la ville de Foumbout dans l’ouest du Cameroun. Quatre mois après cette rencontre, M. Delorme avait du nouveau à nous apprendre.

« Les dirigeants du diocèse de Bafoussam et de la Fondation Guadeloupe, qui parrainent ce projet, ont reçu une réponse de la part de l’Agence canadienne de développement international (ACDI) comme quoi un montant de 100 000 $, sur trois ans, leur était accordé pour la construction d’un collège agricole francophone à Foumbout » , d’annoncer Léon Delorme.

Ce Franco-Ontarien, étroitement lié à la réussite de ce projet, signale que cette contribution, qui peut sembler petite pour les Canadiens, est immense pour les Camerouniens. « Un dollar canadien équivaut à 4,4 francs français et un franc français est égal à 100 francs africains. Cette contribution de 100 000 $ de l’ACDI est évaluée à 44 millions de francs africains. Cela représente beaucoup d’argent pour eux » , estime M. Delorme.

Pour Léon Delorme, cette contribution arrive à point. « Ce collège agricole ouvrira ses portes dès septembre 2001. Cet argent de l’ACDI leur permettra d’acheter des tables, des chaises et d’autres fournitures nécessaires au bon fonctionnement » , indique le résidant de Plantagenet.

Ce dernier fait remarquer que la construction de l’édifice va bon train. « Le collège agricole, c’était certain qu’il allait voir le jour. Afin de prendre de l’avance et de s’assurer qu’il soit à Foumbout, une ville de plus de 70 000 habitants, les gens de cette ville ont décidé d’aller de l’avant » , explique Léon Delorme. « Ils ont uni leurs efforts pour amasser de l’argent. La réponse a été assez bonne puisqu’il y avait assez d’argent pour ériger les murs et faire le toit. Le seul élément qui manque est la finition de l’intérieur » , ajoute l’agronome à la retraite.

Pas toujours été facile
Comme le mentionne Léon Delorme, le chemin menant à l’annonce de la part de l’Agence canadienne de développement international a souvent été cahoteux. « Le président de la Fondation Guadeloupe a rencontré à plusieurs reprises les responsables de ce projet à l’ACDI et il revenait toujours bredouille de ces rencontres. Même au diocèse de Bafoussam il y avait de l’interrogation. Mgr Atanza m’a écrit car ça ne bougeait pas » , souligne Léon Delorme.

« De son côté, l’ACDI affirmait avoir écrit aux dirigeants du diocèse de Bafoussam pour leur signifier qu’elle attendait une réponse de leur part avant d’agir » , ajoute-t-il. Aux dires de M. Delorme, les dirigeants du diocèse de Bafoussam ont pris les grands moyens pour faire bouger les choses. « Ils ont décidé d’envoyer une représentante, en la personne de Lorraine Mathieu, pour rencontrer l’ACDI.

Cela a fonctionné puisque lors de la première rencontre, elle a reçu la confirmation que le projet irait de l’avant. Tous les documents nécessaires ont même été signés » , énonce Léon Delorme. D’après ce dernier, « Lorraine Mathieu repartira au Cameroun au mois d’août avec le premier versement de la subvention » , lance-t-il.

Dans tout ce projet de collège agricole francophone au Cameroun, la principale tâche de Léon Delorme était de convaincre les Canadiennes et les Canadiens du bien-fondé du projet et de les inciter à contribuer financièrement. Même si l’ACDI a donné son aval au projet, M. Delorme ne compte pas s’arrêter là. « Je m’étais donné comme objectif d’amasser 60 000 $ en trois ans. L’an dernier, j’ai réussi à recueillir 26 000 $ et cette année, j’aimerais bien aller chercher un autre 20 000 $ » , déclare l’agronome à la retraite.

Un collège agricole essentiel
Si on se fie à Léon Delorme, qui s’est rendu à quelques reprises à Foumbout au Cameroun, l’ouverture d’un collège agricole ne pourra qu’être bénéfique. « Dans certaines parties de l’Afrique, il y a un potentiel immense. Les Africains ont souvent le climat idéal et un sol riche. Il s’agit maintenant d’apprendre à mettre tout ça en valeur » , confie Léon Delorme. La contribution de Léon Delorme au développement international ne s’arrête pas au collège agricole francophone du Cameroun.

« La Fondation Guadeloupe m’a demandé de les appuyer dans leur projet de construction d’une école à Watte en Côte d’Ivoire. Je n’ai pas pu refuser cette requête » , annonce-t-il. Tout comme à Foumbout, l’objectif a été fixé à 60 000 $. À noter que la Fondation Guadeloupe appuie également deux autres projets similaires: en République dominicaine et à Haïti.

Une réflexion au sujet de « Grâce à un agronome franco-ontarien à la retraite Un collège agricole francophone au Cameroun ouvrira ses portes en septembre »

  1. Ernest Pempeme

    Bonjour à Étienne Alary et tout l`équipé,
    En faisant mes recherches, je suis tombé sur ce article: collège agricole francophone dans la ville de Foumbout dans l’ouest du Cameroun. Je suis très ému de lire cet article. je suis originaire de cette régions du Cameroun et je suis au canada depuis 12 ans.
    Où en ai Mr Léon Delorme avec le projet?
    Merci et bien des choses à tout l`équipe AGRICOM

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