le Jeudi 13 juin 2024
le Mercredi 18 octobre 2023 9:07 Élevages

Les bêtes à laine

Erin Morgan, directrice exécutive à Ontario Sheep Farmers
Erin Morgan, directrice exécutive à Ontario Sheep Farmers
Les brebis, les moutons, les agneaux: tous des mots pour désigner une seule bête appréciée par plusieurs Canadiens. L’industrie ovine comporte aussi bien son lot d’avantages que d’inconvénients.
Les bêtes à laine
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« Il y a beaucoup d’opportunités dans l’industrie ovine. C’est une industrie très excitante !  » explique Erin Morgan, directrice exécutive à Ontario sheep farmers à Guelph. « Les moutons sont des animaux très faciles à s’occuper, car ils sont relativement petits de tailles. Plusieurs familles décident d’avoir des moutons. Les enfants les adorent et interagissent bien avec eux. » 

« De notre côté nous sommes une organisation provinciale du secteur ovin qui s’occupe de faire beaucoup de travail sur l’éducation avec l’aide du gouvernement, de donner des cours à nos membres et à mettre sur pied de nouveaux projets de recherche comme des études de marché, etc. » ajoute Erin Morgan. 

« Ce que je conseille aux nouveaux fermiers qui désirent s’investir dans l’industrie ovine est de suivre des cours auprès de l’Ontario sheep farmers. Je crois que c’est une excellente idée de le faire ! » mentionne Ted Stark, retraité à la ferme Valensbrae à Puslinch.

Bien que ce soit une industrie avantageuse, elle comporte, aussi, certains inconvénients. « Les principaux défis que nous avons, récemment, sont l’accès aux soins vétérinaire ainsi qu’au niveau des régulations de la loi sur la santé de ces animaux », poursuit Erin Morgan.

« Ce qui est difficile, c’est qu’il y a une très faible proportion des Canadiens qui consomment de la viande de mouton », explique Ted Stark  Les gens n’ont pas tendance à consommer beaucoup de ce genre de viande. Je crois qu’il y a peu de gens qui l’apprécient ! » 

« Bien sûr, il y a, également, des pénuries de main-d’œuvre, mais ça se passe partout dans l’industrie de l’agriculture », commente Erin Morgan. « Selon ce que j’ai pu entendre de la part des ressources humaines canadiennes de l’Agriculture, c’est qu’il continuera d’avoir de très fortes pénuries d’ici les 10 prochaines années. Je crois, aussi, que les gens choisissent, de plus en plus, de quitter la campagne pour s’installer en ville. Ce phénomène ne se passe pas uniquement dans la province de l’Ontario, mais un peu partout au Canada. Les fermes sont en forte décroissance au Canada ! Toute l’industrie agricole est un défi ! Nous demandons des changements face à la situation. Des changements envers les lois sur l’immigration afin d’apporter plus de main-d’œuvre dans le secteur agricole. »

Idéale pour les familles, facile d’entretien et pour se réchauffer, les moutons sont des animaux doux et sociables. Tous les outils sont disponibles pour s’investir dans cette industrie qui mérite d’être mieux comprise et soutenue.

IJL – Réseau.Presse – Agricom