Changer le monde, un légume à la fois

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L’équipe de BeetBox : Scott, Jeremy, Angela, Janice et Jessica. Crédit photo: BeetBox

La petite coopérative BeetBox est fondé en 2017 par plusieurs jeunes entrepreneurs dont Jeremy Colbeck. Lui et ses associés n’avaient que très peu de connaissance en agriculture lorsqu’ils se sont lancé. En fait, Jeremy Colbeck à étudier l’ingénierie spatiale. Le neo-fermier a décidé de changer de trajectoire. « Il y a 2 raisons [pour lesquels j’ai changé de voie], le travail en génie spatiale c’est beaucoup de travail de bureau et seul, donc pour moi personnellement l’idée de pouvoir travailler physiquement à l’extérieur c’était attirant.

Je veux que ma contribution à ma communauté à ma planète soit positive », explique-t-il au téléphone.

En fait, la mission des entrepreneurs est justement là, « C’est absolument pour contribuer à un changement positif dans notre culture. » C’est pourquoi l’entreprise s’est bâtie sur le modèle de coopérative de travail. En Ontario, il y aurait une centaine d’entreprises de ce genre. Leur but est d’impliquer les employés dans l’entreprise. Sur la Coopérative BeetBox, cela signifie qu’après 1 an, les employés peuvent devenir membres de l’entreprise. Pour l’intrant, la coopérative est composée de 4 propriétaires dont 2 sont fermiers à temps plein. Les 2 autres ont un travail à temps plein à l’extérieur de la ferme et travaillent à temps partiel à la gestion de la ferme de façon bénévole.  

Pour l’instant, les employés ne reçoivent pas un salaire de subsistance, un «living wage» en anglais. L’entreprise en est à ses balbutiements et les associées savaient que cela prendrait du temps à se développer. Jeremy Colbeck assure que c’est une situation récurrente: des membres d’une ferme travaillent aussi à l’extérieur pour aider au revenu familial. « Ça [n’a] aucun sens que les salaires des travailleurs essentiels, parce que c’est ça des fermiers, soient aussi bas», déclare Jeremy Colbeck.  Selon lui, si les fermes ne réussissent pas à assurer des salaires de substance, c’est parce que les marchés de l’alimentation sont mondialisés.

«c[e n’]est pas le même produit, mais même si le client le sait, il compare une carotte avec une carotte.»

Jeremy Colbeck

Ainsi, une carotte cultivée sur leur ferme biologique coût plus cher à produire qu’une carotte non biologique produite au Mexique. Entre autres, parce que le coût des matériaux pour opérer la ferme et que les couts minimaux de la main-d’œuvre sont plus élevés.

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L’agriculture biologique demande aussi plus de temps dans les champs à arracher de la mauvaise herbe au lieu d’utiliser des pesticides. Les consommateurs doivent apprécier tous ces intrants pour bien comparer les deux mêmes légumes et ne pas seulement prendre le prix en compte. « La compétition est toujours là, même si on ne vend pas le même produit », affirme-t-il. Une chose un peu plus complexe en cette période d’inflation.

 Le but de l’entreprise n’est pas de rouler sur l’or d’ici 5 ans. Selon lui, tous les profits de l’entreprise sont réinvestis pour améliorer les conditions des travailleurs. Surtout si près d’Ottawa, le salaire minimum n’est pas un salaire substantiel. 

S’ils sont si près de la capitale nationale, c’est qu’ils ont réussi à s’établir sur les terres louables grâce au programme de Commission de la capitale nationale. « L’avantage est qu’au début il y a moins de risque, en tant que groupe d’individus associés dans le début de la trentaine, la vie peut changer rapidement.» De cette façon, le groupe n’avait pas besoin d’autant de capital pour démarrer leur entreprise. Ils n’ont pas besoin d’acheter une terre. Leur capital peut donc aller dans l’acquisition de matériel essentiel. Ils ressentent quand même une pression à réussir leur entreprise fermière, puisqu’«[i]l faut générer des profits sinon on [n’]a rien, on a juste notre équipement» explique Colbeck.

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